
Le 22 décembre 2009
Monsieur le Maire, mes chers collègues,
La répétition est la plus forte des figures de rhétorique. Je vais donc, en cette fin d’année, attirer de nouveau l’attention de tous sur le caractère décousu de notre ordre du jour.
37 délibérations, d’inégale qualité, sont soumises à notre sagacité, sans cohérence apparente. 15 ans bientôt que la droite mussipontaine se cherche un projet pour la ville. Se faisant celle-ci s’est perdue, divisée même, faisant sombrer avec elle notre confort de vie.
Il est vrai qu’en cette fin d’année, certains sont plus occupés à servir les révolutions de palais que notre ville et ses habitants. Nombre d’élus et d’anciens élus, qui en cette période de crise devraient être entièrement dévoués au service de nos concitoyens, disposent aujourd’hui d’assez de temps devant eux pour le perdre dans les tribunaux.
Nous avions précédemment dénoncé votre politique du coup par coup et de l’effet d’aubaine. Celle-ci vous conduit aujourd’hui à nous proposer la création d’une structure petite enfance dans le bâtiment hébergeant le CTM. Ce nouveau conseil n’échappe donc pas à la règle et notre souci est aujourd’hui de répondre à la question suivante : Quelles sont les lignes forces de votre politique en matière de petite enfance ?
Cette question, si c’est l’élu municipal qui vous la pose, c’est le père que je suis de deux enfants qui me la souffle.
Notre ville mérite un véritable service public de la petite enfance, assurant qualité et diversité des offres pour répondre aux besoins des familles et au développement des enfants.
Nous devions, sous l’impulsion de M. Bragard, travailler sur cette question. C’était l’un de vos engagements M. le Maire, en cette salle, il y a peu.
Un haut niveau de service en matière de petite enfance c’est renforcer l’attractivité de notre ville et l’égalité, entre hommes et femmes notamment. (Rapport de Mme Tabarot).
C’est une priorité municipale à l’heure où la scolarisation des moins de trois ans est passée de 35% en 2000 à 20% en 2008. A pont à Mousson, plus qu’ailleurs existe un besoin. Je réitère les propos de la directrice des chérubins m’indiquant 50 dossiers en attente lors de la précédente rentrée.
Hier niée par vous même, c’est une gestion de cette pénurie que vous nous proposez aujourd’hui comme seul horizon.
La structure « Les chérubins » ne répond plus suffisamment aux besoins, vous nous le concédez enfin et les capacités d’accueil de nos assistantes maternelles (pour lesquelles le RAM aura longuement trainé) sont insuffisantes.
L’aménagement de ces locaux devrait permettre l’émergence d’un pôle enfance communal annonçant clairement une politique cohérente et volontariste interrogeant notre politique familiale, sportive, culturelle et associative.
Notre objectif doit être de diversifier l’offre mais également de l’améliorer de façon significative. C’est une urgence pour nous jeunes parents.
L’enfant dans la ville ne doit pas être une contrainte que nous devrions gérer. C’est un atout à valoriser.
Une action d’ensemble doit être pensée poussant la réflexion jusqu’à l’aménagement urbain.
Pratiquant chaque jour la poussette, je me demande si nous ne devrions pas imposer aux multiples adeptes de ce mode de déplacement l’obtention d’un brevet de pilotage ! il faut être l’égal d’un Sébastien Loeb pour slalomer entre le mobilier urbain, les automobiles mal garées et les déjection canines pour ne pas risquer la sortie de roue en bout d’un trottoir inachevé…
Si votre constat aujourd’hui est qu’après 15 années de gestion votre résultat est celui d’une offre insuffisante, inégalitaire et inadaptée ; alors nous le partageons.
Mais si votre conclusion est que vous allez ici répondre à cela ; alors nous ne vous suivons pas. Parce qu’il manque deux éléments fondamentaux à ce qui peine à devenir une priorité.
Multiplier les places d’accueil dans la diversité des besoins et la transparence. Si le secteur associatif est un partenaire essentiel de toute politique municipale celui-ci ne doit pas se substituer aux acteurs publics locaux mais accompagner nos projets innovants. Partenaire plutôt que sous traitant, interlocuteur plutôt que combleur de vide. J’attire aujourd’hui l’attention du conseil sur les difficultés que rencontre aujourd’hui le club de l’amitié pour illustrer mon propos.
Adapter de manière prévisionnelle le service aux enfants et à leurs parents, par un véritable projet ambitieux expliqué et débattu.
Au lieu de cela une délibération de 10 lignes… qui répond aucunement à toutes ses questions.
Nous sommes bien sûr heureux de l’arrivée d’une association telle « Poucette et souris verte ».
Mais une action plus globale doit être menée préalablement par la mairie, en toute concertation, afin de se doter d’un véritable service public de la petite enfance adossé à une étude de besoin liant cette nouvelle structure, le RAM, les chérubins et l’ensemble de l’offre individuelle…
merci pour cette article, surtout la petite enfance, mon épouse est résponsable service enseignement à la mairie de LONGWY, et s’occupe aussi de la petite enfance, et depuis que la droite à pris le pouvoir à longwy, c’est le (bordel, excuse moi )
a bientôt, amitiés socialiste.
jean-pôl vouaux section de longwy
conseiller municipal à herserange